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    "La vie après la drogue"

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    "3 maisons d’accueil"

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    "De la drogue à l’espérance"

Consolider le sevrage

Nous accueillons les jeunes après sevrage. La première chose que nous leur demandons est d’être sevrés effectivement.

Nous ne proposons pas de sevrage. Notre accueil se situe après. C’est la première étape du chemin que fait le jeune : consolider son sevrage. En effet, nombreux sont les jeunes toxicomanes qui, après un sevrage de quelques semaines, rechutent dans la drogue. Soumis aux tentations de la vie quotidienne, ils n’ont pas encore assez de force pour y résister. Quelques semaines sans drogues ne suffisent pas : il faut plusieurs mois, voire plusieurs années.

Cette longue période d’abstinence, qui consolide le sevrage et habitue le corps et l’esprit à vivre sans drogue, doit se passer dans un lieu protégé, où le jeune se sent en sécurité, où il n’est pas confronté aux tentations multiples.

Nos maisons ont l’ambition de créer ce milieu rassurant et protecteur pour les jeunes que nous accueillons. Bien sûr cela n’est que pour un temps. Il faudra sortir du nid, apprendre peu à peu à voler de ses propres ailes. Mais quand un jeune sort de sevrage il est encore trop fragile pour se jeter dans la vie. C’est pourquoi nos maisons sont à la campagne, isolées. Cela implique donc de la part de ceux qui viennent chez nous de rompre avec leur ancien milieu de vie, pour un temps.

Le suivi médical

Il n’y a pas d’alcool, ni de traitement de substitution dans nos maisons. Les médicaments sont délivrés sur ordonnance et nous veillons à ce que le jeune prenne bien les doses prescrites. Nos jeunes sont en effet tous suivis sur le plan médical. Dès les premiers jours, la personne accueillie consulte le médecin pour un bilan de santé. Le médecin prescrit alors :

  • un traitement ponctuel, le plus léger possible pour aider à consolider le sevrage et à
    rétablir l’équilibre veille/sommeil. Le médecin consulté reste bien sûr libre de sa
    prescription en fonction de l’état du patient accueilli.
  • des analyses en laboratoire, ainsi que d’éventuels soins dentaires.

 Par ailleurs, la détection de pathologies lourdes associées ou non à la toxicomanie (sida, hépatites…) pourra entraîner un avis spécialisé avec une éventuelle hospitalisation pour bilan et mise en route d’un traitement spécifique.

L’hygiène de vie

Cette première période du cheminement vise aussi une remise en forme physique.

Ainsi, afin d’aider le jeune accueilli à retrouver un rythme régulier de repos et de nutrition, les horaires de repas, de lever et de coucher sont réguliers et communs à tous.

Dans le but de « chasser » les toxines et de retrouver le rythme naturel du sommeil, l’accent est mis sur l’effort physique et la saine fatigue qui en découle (notamment à l’occasion des travaux agricoles et du sport). L’accent est aussi mis sur une alimentation équilibrée sans abus d’excitant (thé, café par exemple). Pour se « refaire une santé », il faut retrouver une habitude d’hygiène personnelle longtemps délaissée durant les années de galère : se laver, se raser, faire son lit, aérer et ranger sa chambre… L’arrêt du tabac est vivement encouragé.